Si vous ne disposez pas encore de jugement vous attribuant la résidence principale ou un droit de visite, prenez un avocat. Celui-ci pourra saisir le juge aux affaires familiales en référé (procédure d'urgence). En parallèle, faites une main courante dans un service de police ou de gendarmerie pour signaler la disparition de l'autre parent avec votre enfant.
Lorsque vous disposez d'un jugement, vous pouvez, dès le jour de l'enlèvement, déposez une plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche de chez vous. Si on vous propose de déposer une main courante à la place, refusez, car c'est un acte administratif qui n'entraînera pas d'enquête.
Lorsque votre plainte aboutira à une instruction, constituez-vous partie civile. Ainsi, votre avocat pourra avoir accès à votre dossier.
S'il existe un risque de déplacement transfrontière, demandez à la Préfecture, ou au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie d'effectuer une mesure d'opposition à la sortie du territoire. Elle est valable 15 jours, et peut-être renouvelée par le juge.
Si votre enfant a été déplacé vers un pays étranger, saisissez le bureau de l'entraide civile et commerciale du Ministère de la Justice ou la direction des français à l'étranger du Ministère des Affaires Etrangères en fonction du pays concerné.
Appelez SOS Enfants Disparus (0 810 012 014) qui vous accompagnera dans toutes vos démarches administratives et judiciaires et servira d'interface entre vous et tous les acteurs concernés.