Alerte Enlèvement a pour finalité de porter secours à un enfant victime d’un enlèvement en mobilisant des moyens exceptionnels en un minimum de temps. Ce dispositif s’inspire du système « Amber Alert » mis en place aux Etats-Unis en 1996 et au Québec en 2003.
En France, à l’initiative de Nicole Guedj, secrétaire d’Etat au droit des victimes, le garde des Sceaux, Pascal Clément, a signé le 28 février 2006 une convention créant le plan « Alerte Enlèvement » avec une quarantaine de partenaires :
le Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire,
le Ministère de la Défense,
le Ministère des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer,
le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel,
les principales chaînes de télévision et stations de radio françaises, l’Agence France Presse,
la SNCF et la RATP, les sociétés d’autoroutes,
Et des partenaires associatifs comme 116 000 Enfants Disparus.
En juin 2009, la diffusion de l’Alerte Enlèvement s’est étendue à l’espace internet.
Alerte Enlèvement permet de diffuser auprès de la population, le plus rapidement possible sur l’ensemble du territoire métropolitain, des informations précises relatives à l’enlèvement d’un enfant afin de provoquer des témoignages susceptibles de favoriser sa libération. La population est ainsi associée aux recherches.
Le déclenchement du plan est décidé par l’autorité judiciaire (le Procureur de la République sur le ressort duquel a été commis l’enlèvement, après consultation du Procureur Général et du Ministère de la Justice). C’est le Procureur qui élabore le message d’alerte.
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